
Oyez, oyez,
Apogee, climax et beatitude.
Lors que j'estoit en vadrouille sur le site de wikisource, je tombois sur une ordonnance de mon gentil dauphin, laquelle me proclamoit ceans membre de la belle noblesse de France, moi, pauvre pucelle lorraine, ainsi que tous mes descendants. Certes, c'est foutage de gueule lors qu'on sait que, par definition, pucelle point ne voit le loup, mais foutre. Car que sont ces petites missives que je vous envoie, mes amis, par-dessus la Manche, sinon les rejetons de mon imagination o combien debridee?
Pour feter cela dignement, musique!
Et puisque nous en sommes a parler musique, permettez-moi d'affirmer ceans que punk not dead.J'en ai eu la preuve formelle en deambulant par les rues de la riante Cambridge. Certes, l'on pourroit penser que la mode estudiantine ici consiste avant tout en mantels de chez Burberry, poulaines de chez Weston et montres Patek Philippe. Point de tout cela. Il souffle bien au contraire un vent de revolte dans ceste cite que le neophyte pourrait pourtant aisement prendre pour un temple de l' establishment. Car oui, amis, ici vit et prospere une faune retive a toute assimiliation, faisant fi des on-dit et prete a tout pour garder coute que coute les attributs vestimentaires de sa race, j'ai nomme:
Le Porter de Trinity College.
Qu'est-ce donc que le Porter, me direz-vous? Eh bien c'est une sorte d'homme a tout faire, servant a la fois de concierge, facteur, gardien des clefs et pere de substitution. Le Porter est le pilier du college, sans lui, la jeunesse perd le nord et envoie valser la donzelle. Or doncques, il y a d'ici quelques mois, le Porter de (TC) en question fit la une des feuilles de chou locales. Car oui, un membre de la race estudiantine s'estoit livre au pire des outrages. Amis, ouvrez grand les oreilles et preparez-vous a ceste triste nouvelle:
ON AVOIT VOLE LE CHAPEAU DU PORTER !!!
Un escholier d'un aultre college, passablement emeche, jouoit au frisbee dessus la pelouse de Trinity. Le Porter un rien fache le prai de s'en aller jusqu'a la saison nouvelle. L'estudiant n'est pas begueule, c'est la son moindre defaut. Au lieu de s'en rentrer teste basse, l'echine courbee et la queue entre les jambes, il enfourche sa bicyclette, roule sur l'herbe verte et se saisit au passage du couvre-chef de nostre infortune concierge. Ceste ballade vaut bien un chapeau, sans doute, car ledit galure est en pur poil de castor et couste la bagatelle de £200 - eh oui, mes agneaux, 350 euros pour un melon dont meme le sieur Doherty point ne voudroit.
Heureusement, depuis, notre Porter a retrouve le gout de vivre

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