côte de mailles bouillue, côte de mailles foutue

lundi 18 février 2008

11: la pucelle part en biberine


Oyez, oyez,

Apogee, climax et beatitude.
Lors que j'estoit en vadrouille sur le site de wikisource, je tombois sur une ordonnance de mon gentil dauphin, laquelle me proclamoit ceans membre de la belle noblesse de France, moi, pauvre pucelle lorraine, ainsi que tous mes descendants. Certes, c'est foutage de gueule lors qu'on sait que, par definition, pucelle point ne voit le loup, mais foutre. Car que sont ces petites missives que je vous envoie, mes amis, par-dessus la Manche, sinon les rejetons de mon imagination o combien debridee?
Pour feter cela dignement, musique!

free music


Et puisque nous en sommes a parler musique, permettez-moi d'affirmer ceans que punk not dead.J'en ai eu la preuve formelle en deambulant par les rues de la riante Cambridge. Certes, l'on pourroit penser que la mode estudiantine ici consiste avant tout en mantels de chez Burberry, poulaines de chez Weston et montres Patek Philippe. Point de tout cela. Il souffle bien au contraire un vent de revolte dans ceste cite que le neophyte pourrait pourtant aisement prendre pour un temple de l' establishment. Car oui, amis, ici vit et prospere une faune retive a toute assimiliation, faisant fi des on-dit et prete a tout pour garder coute que coute les attributs vestimentaires de sa race, j'ai nomme:
Le Porter de Trinity College.
Qu'est-ce donc que le Porter, me direz-vous? Eh bien c'est une sorte d'homme a tout faire, servant a la fois de concierge, facteur, gardien des clefs et pere de substitution. Le Porter est le pilier du college, sans lui, la jeunesse perd le nord et envoie valser la donzelle. Or doncques, il y a d'ici quelques mois, le Porter de (TC) en question fit la une des feuilles de chou locales. Car oui, un membre de la race estudiantine s'estoit livre au pire des outrages. Amis, ouvrez grand les oreilles et preparez-vous a ceste triste nouvelle:

ON AVOIT VOLE LE CHAPEAU DU PORTER !!!

Un escholier d'un aultre college, passablement emeche, jouoit au frisbee dessus la pelouse de Trinity. Le Porter un rien fache le prai de s'en aller jusqu'a la saison nouvelle. L'estudiant n'est pas begueule, c'est la son moindre defaut. Au lieu de s'en rentrer teste basse, l'echine courbee et la queue entre les jambes, il enfourche sa bicyclette, roule sur l'herbe verte et se saisit au passage du couvre-chef de nostre infortune concierge. Ceste ballade vaut bien un chapeau, sans doute, car ledit galure est en pur poil de castor et couste la bagatelle de £200 - eh oui, mes agneaux, 350 euros pour un melon dont meme le sieur Doherty point ne voudroit.
Heureusement, depuis, notre Porter a retrouve le gout de vivre

samedi 2 février 2008

#10 la pucelle fait sa playlist


Et afin de briser ce silence prolongé, voici du nectar musical bien british pour vos petites cages à miel.

free music

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Et le meilleur pour la fin...

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La prochaine fois, la pucelle vous gratifiera des versions originales de quelques chansons reprises par "Nouvelle Vague".
Montjoie! Saint-Denis! Que trépasse si je faiblis!

#9 la rose et le chardon









Oyez, oyez,

Chers amis, veuillez me pardonner mon silence ces derniers temps. Mais c'est que, comme toute bonne pucelle qui se respecte, l'hiver venu, je m'étiole. Et ce n'est pas point dire que je me suis fort étiolée ces temps derniers. Une quelconque dépression hivernale n'en est point la cause, je laisse cela aux damoiselles délicates, aux pages qui têtent encore le lait, bref, aux vierges d'opérette. Non, si je m'étiole, c'est que j'ai mon tendre coeur de pucelle tout émoustillé...Ah, qu'il est loin le temps où je batifolois par monts et par vaulx en compagnie de mon gentil dauphin! Mais il me sçemble que ce temps béni est revenu, car oui mes amis, je l'avoue, chaude comme la braise je suis.
Mais diantre, me direz-vous, qui donc dévergonde ainsi notre pucelle nationale? Mais le kilt et celui qui le porte, bien sûr. Car je suis, par volonté de mon plein gré, je l'avoue, trempée jusqu'au cou dans les méandres de l'histoire d'Ecosse, ce afin d'escrire le mien M2.Et malgré la vilaine prose des universitaires chenus et édentés, j'ai des visions de lochs embrumés, de parties de chasse à la grouse, et surtout, de kilts taquinés par des rafales de vent. Ah, les beaux Highlanders! Ca, mes enfants c'est aultre chose que ces faquins d'Anglois que nous autres Farnçois massacrâment allègrement durant la Guerre dite de Cent Ans!
Mais je m'égare. Pourquoi dès lors vous parler du kilt, si c'est pour mentir à ma réputation de pucelle vertueuse, et sainte de surcroît, et pour me complaire dans des rêveries fantasmatiques digne de la plus crasse des putains? C'est que les magasins Lidl de Grande-Bretagne ont lancé depuis peu une grande opération commerciale, j'ai nommé: le kilt à 15 livres. Messieurs (voire Mesdames) si donc vous souhaitez faire aérer un tantinet soit peu ce dont la nature vous a pourvu vous pouvez, pour le modeste équivalent de 5 paquets de Camel, faire l'acquisition d'une magnifique jupette en tweed made in china dedans tous les Lidl d'Outre-Manche. Qu'on se le dise! Mais que fait donc Braveheart, mon homologue des terres Scotes?
En tout cas, si un petit plaisantin décide de vendre ma cotte de maille au tout venant, il tâtera de ma ceinture de chasteté. J'ai dit.

#8: us et coutumes cambridgiens

Oyez amis

Point ne croyez qu'après tout ce temps passé
chez nos voisins d'outre-Manche, je sois blasée,
chicaneuse, sèche et rèche comme une vieille carne.
Preuve en est que je découvre choses nouvelles,
choses dont je vous fais part céans
sous forme d'une modeste liste anthropologique.
De faict, Cambridge l'estudiante fourmille d'us et de
coutumes estranges, dont la narration ne cesse
d'esbaudir le badaud



1. Le punting
Les punts sont de frêles esquifs à fond plat qui
parcourent sans relâche les flots de la rivière Cam,
mené par hordes de jouvenceaux coiffés de canotiers. A
la belle saison, les escholiers, touristes et autres
amateurs de pittoresque (oui, bon, ce mot n'existait
point en l'âge qu'on dit moyen, mais j'emmerde le
continuum spatio-temporel) s'offrent une promenade
lecustre.



2. La séance photo sur le Mathematic Bridge
C'est là pont qui fut, dit-on, construit par Isaac
Newton sans l'aide d'aucun boulon, tenon, cheville ou
mortaise. Un pont, donc, qui ne tiendrait que par la
force du bel esprit. La tradition consiste, une fois
dessus icelui pont, à constater la présence finale
desdits boulons, et à dénigrer d'un air négligent la
persistance des anciennes legendes, galejades et
autres contes pour bonnes femmes.`



3. Le jesus-horseriding
Il est en la cour de Jesus College un magnifique
destrier de bronze. Lors de la Freshers' Week (accueil
des estudiants d'année première), il est de bon ton de
humer le piot et, une fois le sang bien
antidoté en esprit de houblon, de chevaucher ledit
canasson métallique. De leur côté, les concierges
guettent les malveillants émémhés et se font un
plaisir de les ramener dans le droit chemin (avec
preuve photographique à l'appui, la chasse aux
jesus-horseriders étant devenu un sport fort prisé)



4. Le pennying
C'est là sport estudiant quintessentiel. Il s'agit,
lors des banquets officiels, de bouter un denier dans
l'auge ou le verre du voisin. La victime doit alors
ingérer le contenu d'icelui récipient sans l'aide de
ses mains. Le pennying time intervient à l'heure du
dessert. Point ne serait de bon ton que de donner un
souper entièrement pennyisé.
La legende veut que les estudiants de Robinson College
soient bannis de l'enceinte de Gonville & Caius College pour
deux cents années, pour avoir pennyisé l'auge de
Stephen Hawking - grand sçavant, eminent physicien,
descouvreur des trous noirs ... mais helas
tetraplegique.

Je vous laisse ceans mesditer sur les merveilles de la
divine justice.

Montjoie! Saint-Denis! Que trepasse si je faiblis!
Jehanne la Pucelle