côte de mailles bouillue, côte de mailles foutue

dimanche 27 avril 2008




Oyez Oyez,

J'entends deja voix s'elever: mais ou donc est passee la pucelle? Voici des lustres qu'elle ne nous donne plus de nouvelles. Se seroit-elle esgaree dans les marais qui entourent la bonne ville de Cambridge? Point du tout, mes amis. Seul mon vilain M2 est la cause de ce silence deplorable. Mais voici de quoi me rattraper. Car point ne vous ai veritablement parle de Newnham College, auguste demeure victorienne dont je hante les couloirs depuis la mi-septembre.




Point ne vous parlerai de son architecture altiere, de sa rouge brique ou de ses vertes pelouses ai aujourd'hui decide de vous entretenir des differentes tribus de Newnhamites





Les britanniques sont en majorite, qu'elles soient saxonnes, galloises ou scottes. Elles ont le cheveu clair, la joue laiteuse et tachetee de son, et vont par les rues la fesse a l'air, le cheveu raidi etla face maquillee telle une chariotte. L'angloise est fort coquette, et aime que cela se voie. Une sous-espece existe pourtant, et radicalement differente: l'Angloise catholique. Point ne se mele aux aultres jouvencelles, ni n'egaie de sa presence les peubes at aultres tavernes. Elevee a la dure chez les soeurs trappistes, elle croit en les valeurs morales du travail bien fait et de la chastete pre-maritale, toult en nourrissant une passion secrete et sans espoir pour son tuteur de grammaire qui ressemble tant a Saint Mathieu dans le tableau du Caravage. Futures pucelles, je vous donne ma benediction
Point ne resiste a vous esgalement causer d'une tribu certes composee d'un nombre restrein d'individus, mais animee d'une identite tres forte. Il s'agit de l'Angloise estudiante en NASC (Norrois, Anglo-Saxon et Celtique). Adepte du culte du sieur Tolkien, celle-ci porte piercing et tatouages d'inspiration irlandoise, se promene portant dessus son dos un bouclier de jeu de role, est vegetalienne et souhaite travailler avec Peter Jackson et avoir un Polichinelle dans le tiroir grace aux bons soins de Viggo Mortensen - ou l'inverse.





Viennent ensuite les Extremes-Orientales, que le manant point souvent ne mirent, tant elles sont dicretes et repugnent a se mesler aux aultres tribus. Leur presence est neamoins trahie par l'odeur intense qui s'eleve des cuisines estudiantines lors qu'elles ont un petit creux. La pucelle a le regret de vous annocer qu'apres six mois de quasi-cohabitation, point ne connait-elle le nom de sa voisine chinoise - alors meme que la pucelle la gratifie tous les soirs du contenu de son ipod, voire meme de ses cordes vocales, lors qu'elle se sent en voix, ce qui, helas, fort souvent est le cas. Point esgalement ne se meslangent-elles entre elles. Souvenir d'anciennes bastailles, Japon, Chine et Coree sont freres ennemis.




Et enfin nommeroient-nous les Orientales, filles d' Arabie, du nord de l'Affrique ou encore d'Inde - que l'on me pardonne ceste mise dedans le mesme sac de cultures aussi differentes, mais foutre, point n'ai l'agregation de geographie. Celles-ci vont par groupe de deux ou plus, leur foulards et aultres vetements amples les derobant aux regards des malappris. Car l'Angleterre, aultre fois Empire, tolere que ses ex-domines arborent dessus son sol les couleurs de leur religion, y compris dessus le campus. Certaines, deja mariees et meres, ont emmenes leurs rejetons dedans leurs bagages. Ces petis d'hommes se sentent perdus au milieu de toultes ces femmelles. Bien en peine seroit de les aider, car je n'entends goutte en marmots, bambins et aultres chiards, ayant par habitude plus matiere a assener coups de massue dessus un crane d'Anglois qu'a torcher, langer et bercer icelles petittes creatures.

C'est helas sans se meslanger que ces trois communautes cohabitent. Cambridge linternationale a donc ses limites, et la pucelle se retrouve comme une couillonne au milieu de toultes ces donzelles. Point cela ne doit-il nostre humeur gacher. Comme promis il y fort longtemps, voici incontinent quelaues petites meslodies britanniques des annees quatre-vingt, reprise depuis, et vilainement, helas, par le malnomme groupe Nouvelle Vague. ~Jehanne doesn't like easy money~

Enjoy

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lundi 18 février 2008

11: la pucelle part en biberine


Oyez, oyez,

Apogee, climax et beatitude.
Lors que j'estoit en vadrouille sur le site de wikisource, je tombois sur une ordonnance de mon gentil dauphin, laquelle me proclamoit ceans membre de la belle noblesse de France, moi, pauvre pucelle lorraine, ainsi que tous mes descendants. Certes, c'est foutage de gueule lors qu'on sait que, par definition, pucelle point ne voit le loup, mais foutre. Car que sont ces petites missives que je vous envoie, mes amis, par-dessus la Manche, sinon les rejetons de mon imagination o combien debridee?
Pour feter cela dignement, musique!

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Et puisque nous en sommes a parler musique, permettez-moi d'affirmer ceans que punk not dead.J'en ai eu la preuve formelle en deambulant par les rues de la riante Cambridge. Certes, l'on pourroit penser que la mode estudiantine ici consiste avant tout en mantels de chez Burberry, poulaines de chez Weston et montres Patek Philippe. Point de tout cela. Il souffle bien au contraire un vent de revolte dans ceste cite que le neophyte pourrait pourtant aisement prendre pour un temple de l' establishment. Car oui, amis, ici vit et prospere une faune retive a toute assimiliation, faisant fi des on-dit et prete a tout pour garder coute que coute les attributs vestimentaires de sa race, j'ai nomme:
Le Porter de Trinity College.
Qu'est-ce donc que le Porter, me direz-vous? Eh bien c'est une sorte d'homme a tout faire, servant a la fois de concierge, facteur, gardien des clefs et pere de substitution. Le Porter est le pilier du college, sans lui, la jeunesse perd le nord et envoie valser la donzelle. Or doncques, il y a d'ici quelques mois, le Porter de (TC) en question fit la une des feuilles de chou locales. Car oui, un membre de la race estudiantine s'estoit livre au pire des outrages. Amis, ouvrez grand les oreilles et preparez-vous a ceste triste nouvelle:

ON AVOIT VOLE LE CHAPEAU DU PORTER !!!

Un escholier d'un aultre college, passablement emeche, jouoit au frisbee dessus la pelouse de Trinity. Le Porter un rien fache le prai de s'en aller jusqu'a la saison nouvelle. L'estudiant n'est pas begueule, c'est la son moindre defaut. Au lieu de s'en rentrer teste basse, l'echine courbee et la queue entre les jambes, il enfourche sa bicyclette, roule sur l'herbe verte et se saisit au passage du couvre-chef de nostre infortune concierge. Ceste ballade vaut bien un chapeau, sans doute, car ledit galure est en pur poil de castor et couste la bagatelle de £200 - eh oui, mes agneaux, 350 euros pour un melon dont meme le sieur Doherty point ne voudroit.
Heureusement, depuis, notre Porter a retrouve le gout de vivre

samedi 2 février 2008

#10 la pucelle fait sa playlist


Et afin de briser ce silence prolongé, voici du nectar musical bien british pour vos petites cages à miel.

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Et le meilleur pour la fin...

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La prochaine fois, la pucelle vous gratifiera des versions originales de quelques chansons reprises par "Nouvelle Vague".
Montjoie! Saint-Denis! Que trépasse si je faiblis!

#9 la rose et le chardon









Oyez, oyez,

Chers amis, veuillez me pardonner mon silence ces derniers temps. Mais c'est que, comme toute bonne pucelle qui se respecte, l'hiver venu, je m'étiole. Et ce n'est pas point dire que je me suis fort étiolée ces temps derniers. Une quelconque dépression hivernale n'en est point la cause, je laisse cela aux damoiselles délicates, aux pages qui têtent encore le lait, bref, aux vierges d'opérette. Non, si je m'étiole, c'est que j'ai mon tendre coeur de pucelle tout émoustillé...Ah, qu'il est loin le temps où je batifolois par monts et par vaulx en compagnie de mon gentil dauphin! Mais il me sçemble que ce temps béni est revenu, car oui mes amis, je l'avoue, chaude comme la braise je suis.
Mais diantre, me direz-vous, qui donc dévergonde ainsi notre pucelle nationale? Mais le kilt et celui qui le porte, bien sûr. Car je suis, par volonté de mon plein gré, je l'avoue, trempée jusqu'au cou dans les méandres de l'histoire d'Ecosse, ce afin d'escrire le mien M2.Et malgré la vilaine prose des universitaires chenus et édentés, j'ai des visions de lochs embrumés, de parties de chasse à la grouse, et surtout, de kilts taquinés par des rafales de vent. Ah, les beaux Highlanders! Ca, mes enfants c'est aultre chose que ces faquins d'Anglois que nous autres Farnçois massacrâment allègrement durant la Guerre dite de Cent Ans!
Mais je m'égare. Pourquoi dès lors vous parler du kilt, si c'est pour mentir à ma réputation de pucelle vertueuse, et sainte de surcroît, et pour me complaire dans des rêveries fantasmatiques digne de la plus crasse des putains? C'est que les magasins Lidl de Grande-Bretagne ont lancé depuis peu une grande opération commerciale, j'ai nommé: le kilt à 15 livres. Messieurs (voire Mesdames) si donc vous souhaitez faire aérer un tantinet soit peu ce dont la nature vous a pourvu vous pouvez, pour le modeste équivalent de 5 paquets de Camel, faire l'acquisition d'une magnifique jupette en tweed made in china dedans tous les Lidl d'Outre-Manche. Qu'on se le dise! Mais que fait donc Braveheart, mon homologue des terres Scotes?
En tout cas, si un petit plaisantin décide de vendre ma cotte de maille au tout venant, il tâtera de ma ceinture de chasteté. J'ai dit.

#8: us et coutumes cambridgiens

Oyez amis

Point ne croyez qu'après tout ce temps passé
chez nos voisins d'outre-Manche, je sois blasée,
chicaneuse, sèche et rèche comme une vieille carne.
Preuve en est que je découvre choses nouvelles,
choses dont je vous fais part céans
sous forme d'une modeste liste anthropologique.
De faict, Cambridge l'estudiante fourmille d'us et de
coutumes estranges, dont la narration ne cesse
d'esbaudir le badaud



1. Le punting
Les punts sont de frêles esquifs à fond plat qui
parcourent sans relâche les flots de la rivière Cam,
mené par hordes de jouvenceaux coiffés de canotiers. A
la belle saison, les escholiers, touristes et autres
amateurs de pittoresque (oui, bon, ce mot n'existait
point en l'âge qu'on dit moyen, mais j'emmerde le
continuum spatio-temporel) s'offrent une promenade
lecustre.



2. La séance photo sur le Mathematic Bridge
C'est là pont qui fut, dit-on, construit par Isaac
Newton sans l'aide d'aucun boulon, tenon, cheville ou
mortaise. Un pont, donc, qui ne tiendrait que par la
force du bel esprit. La tradition consiste, une fois
dessus icelui pont, à constater la présence finale
desdits boulons, et à dénigrer d'un air négligent la
persistance des anciennes legendes, galejades et
autres contes pour bonnes femmes.`



3. Le jesus-horseriding
Il est en la cour de Jesus College un magnifique
destrier de bronze. Lors de la Freshers' Week (accueil
des estudiants d'année première), il est de bon ton de
humer le piot et, une fois le sang bien
antidoté en esprit de houblon, de chevaucher ledit
canasson métallique. De leur côté, les concierges
guettent les malveillants émémhés et se font un
plaisir de les ramener dans le droit chemin (avec
preuve photographique à l'appui, la chasse aux
jesus-horseriders étant devenu un sport fort prisé)



4. Le pennying
C'est là sport estudiant quintessentiel. Il s'agit,
lors des banquets officiels, de bouter un denier dans
l'auge ou le verre du voisin. La victime doit alors
ingérer le contenu d'icelui récipient sans l'aide de
ses mains. Le pennying time intervient à l'heure du
dessert. Point ne serait de bon ton que de donner un
souper entièrement pennyisé.
La legende veut que les estudiants de Robinson College
soient bannis de l'enceinte de Gonville & Caius College pour
deux cents années, pour avoir pennyisé l'auge de
Stephen Hawking - grand sçavant, eminent physicien,
descouvreur des trous noirs ... mais helas
tetraplegique.

Je vous laisse ceans mesditer sur les merveilles de la
divine justice.

Montjoie! Saint-Denis! Que trepasse si je faiblis!
Jehanne la Pucelle

vendredi 25 janvier 2008

#7: interlude à la gloire du "dangereux yoni"

Parfois, la pucelle s'étiole. Mais s'il existe une panacée, la voici: le visionnage du clip de "Cars" de Gary Numan. Gary qui? A part Yoni, personne ne le connapit de ce côté -ci de la Manche, et pourtant... artiste décrié en son temps (même David Bowie a refusé de chanter en duo à la télé avec lui, c'est dire), notre ami Gary est aujourd'hui reconnu comme l'un des parrains de l'électro-pop, avec ses mélodies synthétiques tellement séminales (comme diraient les Inrocks). Il est aujourd'hui revenu au goût du jour en Albion grâce à la série "The Mighty Boosh", puisque l'un des héros, Vince Noir, ne cesse de proclamer son amûr pour (GN). Voici le clip. Attention, ça peut faire mal aux yeux comme aux cages à miel. Enjoy.

#6: le retour de la pucelle


Oyez compains, preux chevaliers et douces damoiselles,
Oyez vassaux, oyez vilains,

La pucelle est de retour en la perfide Albion, et ce après en avoir fini avec la puante agrégation. Sa tâche demeure le même: inculquer aux estudiants les mystères de nostre beau langage françois. Néanmoins, depuis mes exploits d'Exeter (Semper Fidelis), montée en grade je suis, puisque jeme retrouve ceans en la bonne ville de Cambridge (Garde ta Foy), ville quinte essentielle en matière d'université s'il en est.
Ma foy garder? A ce sujet respondrai: point de danger! Pucelle suis et pucelle resterai, car l'on m'a octroyé un poste dans un college uniquement peuplé de femmelles... Et voici ceans autres preuves de ma bonne foy:
Depuis mon arrivée, point n'ai véritablement humé le piot, point ne me suis trop gavée de syrop vignolat, et point n'ai encore trémoussé ma côte de maille sur des boum-boums de discothèque. Et enfin, point n'ai revêtu l'uniforme des Anglo-Saxonnes, id est braies minuscules et nu-pieds en toute saison.
Tout cela est bel et bon, mais que diantre fait alors la pucelle?
Elle visite la chapelle de King's College, édifice presque aussi beau que la cathédrale de Reims où l'on courrona notre gentil dauphin (si, si). Faute d'entendre des voix, elle tente vainement de communiquer avec les écurueils qui gambadent prestement sur les pelouses de Newnham. Elle se gave des productions télévisuelles britanniques, notamment "The Mighty Boosh", dont j'aurai l'occasion de vous reparler.

Montjoie!Saint-Denis! Que trépasse si je faiblis!